Lors d'une partie de chasse, le chien de Paul un ami de Louis Desgeorges lui a ramené une jeune marmotte vivante mais un peu sonnée. Pour la sauver Paul l'a mise dans sa gibecière et rentra à son appartement. Sa femme la "Framboise" n'apprécia pas la venue de cette bête et Paul pensa immédiatement à son ami Louis connu pour être notoirement un "betiolan".
La marmotte est installée dans une caisse dans une pièce annexe du jardin. Malou curieuse a voulu la caresser et voilà l'animal qui s'échappe et se réfugie sous le buffet de l'oncle Georges et en profite pour le grignoter. Avec l'aide de l'ouvrier Abel ils réussissent à récupérer la nouvelle pensionnaire.
Elle vit là et navigue à son aise dans le jardin, passe deux hivers en hibernation dans sa caisse garnie de paille! Tout va bien pour elle. Elle tire sur les jupes ou tablier de la grand-mère pour mendier des friandises ou biscuits qu'elle a pris pour habitude de lui donner.
Mais au printemps les semis de la grands mère n'ont pas le temps de grandir car elle les trouve succulents! D'autre part cette sauvageonne trouve le jardin un peu petit et se sauve chez la voisine personne âgée qui effrayée crie:" il y a une bête, je ne sais pas ce que c'est elle siffle comme un oiseau."
Les maitresses de maison sifflèrent la fin de la récréation et il fut décidé de trouver une autre maison d'accueil à cette marmotte.
Louis connaissait le maître de culture de l'orphelinat du Bocage qui proposait de l'adopter. Elle fut baptisée Séraphine et devint la mascotte, participant aux sorties des orphelins qui tenaient une rubrique Séraphin dans leur journal…
Nous retrouverons certainement la photo de Séraphine qui a été éditée en carte postale par les cousins de Malou.